« Si l’on interroge bien les hommes en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose. »

Platon

Agent Hospitalier au Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes (CHUN) depuis 2003, j’ai progressivement évolué dans mon mode de prise en charge relationnelle de la personne et dans la régulation des conflits avec les usagers et les personnels.

J’ai pu prendre conscience de ma maladresse et de mes limites fonctionnelles dans la prise en charge individuelle des conflits, notamment à travers les formations et la prise de conscience rationnelle des difficultés exposées par certains agents engagés dans un conflit.

Comment éviter de « se mettre à la place de l’autre » dans de telles situations ?

En 2013, j’ai intégré à temps partiel une organisation syndicale au CHUN qui m’a permis de siéger à différentes réunions et de participer à des groupes de travail, notamment « les vigilants violences » en lien avec l’Observatoire National des Violences en Milieu Hospitalier (ONVMS), puis au Comité d’Analyse et de Régulation des Conflits Interpersonnels (CARCIP).

Cette dernière m’a permis d’être formé au métier de Médiateur Professionnel (CAP’M) et ainsi d’envisager avec la Directrice des Ressources Humaines  la création d’un poste de Médiateur Interne à, ce qui fut une première au CHUN.

Cette formation a été pour moi un grand chamboulement dans mes certitudes, dans mes croyances et dans mes convictions. Elle m’a permis en particulier de mettre en pratique le « lâcher prise », de ne pas prendre pour soi ce qui ne l’est pas, et surtout d’apprendre comment aider les personnes à faire de même pour devenir acteurs de leur liberté de décision.

Ma mission première : permettre aux personnes de remettre du lien et de la confiance dans leurs relations, de les aider à réfléchir rationnellement sans être débordés par leurs émotions.

J’ai ainsi pour ambition de développer la Qualité Relationnelle au Travail (QRT) au CHUN, dans un premier temps auprès des managers puis auprès des autres personnels, d’étendre ce dispositif au sein du Groupement Hospitalier de Territoire  et pourquoi pas dans les établissements  privés.